Portrait de la semaine – Pauline

Bonjour Pauline, bienvenue ! Pour commencer ce portrait  je te propose de te présenter à nos lecteurs !

Je m’appelle Pauline, mais on m’appelle aussi Paulène ! Je suis créatrice textile, et ma spécialité est le tricot. Je suis tisserand de formation mais j’aime également le crochet et la broderie. Je dis souvent qu’à partir d’un fil je sais créer une surface !

Comment as-tu vu ton entreprise évoluer ?

J’ai commencé à travailler en entreprise après mes études. J’ai travaillé à la Droguerie pratiquement dix ans. En quittant mon job de salarié j’avais déjà ma marque, mon nom, l’idée de ce que j’allais entreprendre. Cela fait 4 ans que je suis

indépendante. J’ai commencé par donner des cours particuliers de tricot, de crochet et de tissage. Puis j’ai donné des cours collectifs. J’ai aussi participé à plusieurs marchés créateurs. Au bout d’un moment le tricot me manquait et  j’ai repris la conception de patrons. Maintenant je réalise des patrons pour des marques comme Phildar, pour des magazines comme Modes & Travaux, Avantages…

En travaillant pour Lil Weasel j’ai rencontré Barbara qui a créé Stitching Up Paris, un guide touristique de merceries parisiennes. A deux, elles ont créé un guide (livre), puis elles ont mis en place des circuits touristiques personnalisés dans Paris. Cela fait deux ans que j’ai repris cette activité. J’ai un site internet, je corresponds avec les personnes intéressées et je leur prépare des tours sur-mesure

Quel est ton succès entrepreneurial dont tu es la plus fière ?J’ai deux créations récentes dont je suis très fière. Récemment j’ai exposé au salon Créations & Savoir Faire une carpe koï d’1,80 m tricotée en 15 jours sans patron ! 

Ma deuxième création à la base était un projet personnel. Je m’étais tricoté un châle qui a énormément plu. Du coup, j’ai proposé le patron sur Ravelry, et j’en ai vendu plusieurs dès la première demi-heure, c’était vraiment gratifiant.

Une musique qui te motives quand tu travailles ?

Quand j’ai besoin d’être reboostée j’écoute l’album Ceremorials de Florence and the Machine. J’aime surtout les morceaux What the Water Gave Me, et Only if for a Night.

Quels sont les défis du quotidien et comment arrives-tu as les surpasser ?

Des fois tu as l’impression de tout bien faire, de contacter les bonnes personnes, de travailler consciencieusement, tu te donnes à 150%, et malgré ça tu n’y arrives pas. L’entreprenariat c’est très aléatoire. Dans ces moments là il faut s’entourer de gens avec qui en discuter. Se dire que c’est temporaire. Il faut se rassurer en se disant que si ça a marché avant, ça va remarcher après. 

Quels sont tes futurs projets ?

Mon objectif est de développer les tours guidés en France. Faire découvrir le patrimoine du textile français aux étrangers mais aussi aux français. Les emmener à Lyon voir les tisserands, à Lille pour la dentelle, la tapisserie de Bayeux et son histoire…

Quel conseil donnerais-tu à quelqu’un qui n’ose pas se lancer ?

Il faut tester son idée autour de soi. Ce donner un objectif sur une année et se donner la chance d’y arriver. Si on est enthousiaste, et qu’on aime ce qu’on fait, il n’y a pas de raison que ca ne marche pas !

Quel est ton Top 3 des merceries parisiennes ?

La Droguerie, c’est un lieu historique. C’est la première mercerie où l’on pouvait acheter les éléments à l’unité, au gramme… C’est à côté des Halles, dans une ancienne boucherie. Ils ont gardé les balances, les crochets qui suspendent les écheveaux, la caisse à l’ancienne dans une petite guérite. L’endroit est magique !

Lil Weasel, c’est une mercerie plus moderne. Elles ont vraiment pris le pli d’internet. Elles travaillent beaucoup avec Ravelry (le Facebook du tricot). Elles travaillent aussi avec des teinturières indépendantes qui proposent des fils extraordinaires. La boutique se trouve dans le passage du Grand Cerf, entre la rue Saint Denis et rue Montorgueil.

Et en dernier, le marché Saint-Pierre à Montmartre. C’est le lieu historique des couturières. Il faut prendre son temps mais tu y trouveras toujours des pépites. Il y a un magasin, Dam Boutons, qui a plus de 20.000 références de boutons ! 

Pour terminer, quel est ton lien avec la Fabrique Bohème ?

J’ai été invité par Sophie (de hOpsie). Je cherchais à travailler de nouveau avec une équipe, j’avais ce besoin d’échanger. L’équipe est superbe et le lieu est chouette, je n’ai pas hésité une seconde !

Retrouvez Pauline 

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